L'énigme du calendrier.
Comme tous les enfants, j'avais des vraies questions dans ma jeunesse. Le genre de questions que l'on pose à toutes les personnes que l'on croise et que l'on juge "peut-être" capable d'y répondre. Le genre de question qui n'a jamais trouvé la personne capable d'y répondre.
Alors toute sa vie on cherche.
On fait même des études rien que pour découvrir au hasard d'un amphi la petite phrase qui va nous révéler.
Enfin trouver la réponse à la question que personne d'autre ne se pose, la réponse qui fait plaisir, qui illumine le front.
Ca y est ! JE SAIS. Victoire.
Alors vient l'étape 2. On a envie de faire partager cette joie à tout le monde, on a envie de donner la réponse, comme ça, gratuitement. On distribue la réponse à tous les gens que l'on aime avant même qu'ils ne la cherchent, c'est magnifique. On a l'impression d'oeuvrer pour son prochain, de l'aider, de lui épargner toutes ces années de recherches. Pensez donc, avant même qu'il (ou elle) ne se pose la question on lui offre cette réponse. Cadeau.
Vient la déception.
Aucune réaction, aucune communion de joie de la découverte. Cette fraîcheur de l'esprit tout neuf qui nous anime, heurte un paquet de cellules adverses hautement grises, très grises.
Parfois on a un "a bin ouai".
Alors s'il vous plaît, évitez moi le "a bin ouai", parce que je vais vous livrer avec toute ma fraîcheur, une des réponses à une des questions de mon enfance.









